Les interview du film sur le fonds Grandidier ouvrent des voies de recherche (14 mars 2005)
La r ?alisation du film documentaire sur le fonds Grandidier a mis sur le plateau conservateurs-gestionnaires et utilisateurs du fonds. Les facettes abord ?es d ?voilent lentement un pan de l’histoire de Madagascar et ouvrent de nouvelles voies aux chercheurs...
Parmi les personnes interviewées figurent, Vololona Rasoamampianina, chef de la division documentation du Parc Botanique et Zoologique de Tsimbazaza, Jean Marie Andrianiaina, Directeur de la BU d’Antananarivo, Juliette Ratsimandrava, membre de l’Académie nationale des arts, des lettres et des sciences, le Pr Rantoandro Gabriel, directeur du département d’histoire de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université d’Antananarivo et le Rév. Père Jocelyn, documentaliste de l’Université catholique de Madagascar.
Tous ont mis l’accent sur le rôle joué par les Grandidier dans la connaissance de Madagascar et de l’importance de ce fonds pour la recherche. Nous retiendrons ici particulièrement un point évoqué par Vololona Rasomampianina qui a souligné que le fonds Grandidier a été donné à l’Académie malgache par Millot qui a fait le déplacement en France pour les récupérer et que faute de place, le fonds a été légué à l’Institut de recherche scientifique de Madagascar (IRSM).
Plusieurs questions émergent de ce témoignage : L’intégralité du fonds a -t-il été ramené à Madagascar par Millot ? L’intégralité du fonds a -t-il été légué à l’IRSM ? Après le départ de l’IRSM, l’intégralité du fonds a -t-il été laissé au PBZT ? D’où vient la partie du fonds disponible à la Bibliothèque universitaire d’Antananarivo ?
En se proposant de mettre en place des équipes de recherches sur ce projet, les partenaires veulent notamment apporter des éléments de réponse à ces questions.
Le projet a choisi la voie de l’essai de reconstitution via internet du fonds. Les détenteurs d’une partie de ce fonds seront sollicités pour signaler les ressources à leur disposition.
Aussi, si la reconstitution physique peut paraître impossible, la reconstitution virtuelle de ce patrimoine documentaire nous semble du domaine du réalisable. La communauté internationale en sera le bénéficiaire.
Marius Andriamparany