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Un film documentaire sur le Fonds Grandidier.

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Le jardin botanique de Tsimbazaza f ?te son 80 ?me anniversaire.

7 décembre 2005
Trop de pluie ou pas assez ?

Interview
Les interview du film sur le fonds Grandidier ouvrent des voies de recherche

Note de lecture
Rainilaiarivony.

Les proverbes malgaches m ?ritent tout notre int ?r ?t.

Connaissez-vous la l ?gende des Kimosy ?

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Lac Tritriva

Fianarantsoa

Photo inaugurale

Insolite
Paysages sur la route deTamatave et ses environs.

Riziculture dans le sud du Betsileo

Cyclone de 1927



Connaissez-vous la l ?gende des Kimosy ?

Une histoire autour d’un peuple nain ayant habit ? Madagascar autrefois.

Fable ou réalité, l’existence d’un peuple de pygmées à Madagascar suscita la curiosité de beaucoup de chercheurs. Une tribu de peuple anormal, dit-on, mal proportionné, et pathologique qui peupla une bonne partie de l’île rouge et qui fait partie de son histoire.

Le nanisme, pour ne pas sombrer dans les vocables aux sonorités quelque peu quotidiennes de nos spécialistes, est un arrêt de développement de l’individu, arrêt qui peux porter sur toutes les parties du corps ou sur un segment du corps seulement.

UNE POLEMIQUE AUTOUR D’UN PEUPLE NAIN

« Y a-t-il des pygmées à Madagascar ? », ce fût la question à laquelle l’académicien du nom de Le Gentil faisait l’objet de recherche. Recherche d’ailleurs déjà entrepris par ses aînés Commersson, Benevent, ainsi que Grandidier père et fils. La légende rappelait que des pygmées sont venus en grand nombre faire une course dans le pays d’Anoussy où ils furent repoussés jusqu’à la rivière d’Itapère. Ils n’ont pu passer faute de bateau et furent tous mis à mort par les autochtones. Ensuite, ils furent enterrés et des pierres ont été dressées par les victorieux pour symbole de victoire.

D’une part dans l’ une de ses éditions « Ethnographie de Madagascar » Alfred Grandidier parle de l’existence de pygmées à Madagascar. D’autre part Benevent parle d’une tribu de nains localisée dans la région d’Ivohibe. Toutes ces fables, ainsi que des fruits de recherche de grands explorateurs suscitaient la curiosité de beaucoup malgré les propos de ceux qui pensaient que ce peuple de Guimos (appellation d’origine des Kimosy), serait juste un peuple qui tiendrait de prodige s’il existait et que c’est inutile d’en entamer des recherches. Maudave, gouverneur de Fort Dauphin y envoya ses sujets en Avril 1769 pour affirmer l’existence des Guimos par la foi d’un nommé Ramonja,tandis que De Clugny qualifiait ces êtres de mal venus et sans intelligence.

LE TEMOIGNAGE DE RALAIKA

Un jour, un nain malgache a été trouvé à Tana assis à l’ombre d’un pot de fleur comme les fées dans la légende ; égaré dans le jardin d Antoine Maurice Fontoynont, fondateur et président de l’académie malgache de 1907 à 1947. Ce nain de 1m09 de taille, comparable à un enfant malgache de 8 ans, était âgé de 40 ans. Il s’appelait Ralaika et il était originaire de Mananjary. Sa découverte a permis d’éclaircir la fameuse légende des Kimosy.

Après maintes auscultations et analyses, ce Guimos serait le résultat de l’affection dystrophiante qu’est « L’achondroplasie » une pathologie, jusqu’à l’heure, pouvait être familiale mais pas héréditaire. Et Verneau rajouta qu’une race de Guimos existait bien dans l’Afrique équatoriale, les îles philippines, Malacca, les îles Andaman et dans les montagnes d’Indes mais elle était des êtres normaux, non pathologiques et bien proportionnés. Or d’après le peu de description à disposition des chercheurs à cette époque, les Kimosy de Madagascar seraient tout le contraire : anormaux, pathologiques et mal proportionnés.

Les renseignements furent peu concordants jusqu’à la rencontre de Ralaika, qui pouvait admettre que le pays des Kimosy existait vraiment.

DES BRIGANDS ET DES ALBINOS

Vinrent ensuite les temps de A. Coppalle, voyageant dans la province de l’Imerina, à Fiakarana. Dans son extrait de manuscrit retraçant son voyage, il y fait part de la découverte de deux petits être dont la taille ne dépassait pas quatre pieds. Coppalle avait appris par son esclave que ces nains habitaient le pays des Besilaos (Betsileo), et appartenaient à une nation guerrière nouvellement soumis à Radama I. Ils étaient des êtres très courageux et indépendants que les gens de la plaine n’osaient les troubler. Et c’est par la bouche d’un officier de roi qui avait surpris une conversation entre Coppalle et M.Hastie que l’on a pu affirmer que dans les montagnes au Sud des Antakayes (Antakarana) vivait réellement un peuple de petits hommes très redoutés en brigandages et considérés même comme des sorciers. Ils étaient ni plus ni moins que des Besilaos mais qu’il y avait parmi eux un grand nombre d’Albinos qu’ils appelaient « Kimosa ».

L’on pouvait donc conclure que les nains existaient à Madagascar. Cependant attribuer à une population entière une couleur et un nom qui ne conviennent qu’à quelques individus fût une erreur et que l’appellation Kimosy serait tout simplement le résultat d’une prononciation caractéristique de la langue malgache.

Homentsoa Lalaina

Source : in La légende des kimosy par Fontoynont Antoine Maurice. Cote : UTBUFL 4721.Détenteur : Bibliothéque Universitaire(BU)